Les météorites à travers l’histoire.

Les météorites ont toujours suscitées fascination et interrogation. Entre crainte et curiosité, les hommes les ont toujours côtoyées depuis des millénaires !


Il y a environ 3400 ans, les Egyptiens utilisaient des météorites de fer pour leurs armes et leurs bijoux, bien avant l’âge du fer.

En langage hittite, sumérien, assyrien et égyptien, les météorites sont appelées « métal du ciel, feu du ciel ou tonnerre du ciel ».


Dans l’Antiquité, l’origine des météorites est vivement débattue par les philosophes grecs de plusieurs écoles.

Les écrits occidentaux les plus reculés discutant de l’origine des météorites datent du 5e siècle av. J.-C. Diogène D’APOLONIE, philosophe grec rapporta ceci :  » Avec les étoiles visibles tournent des pierres qui sont invisibles, et pour cette raison sans nom. Elles tombent souvent au sol et s’éteignent, comme l’étoile de pierre qui est tombée en flammes à Aigos Potamos « .


La plus ancienne météorite recueillie et encore préservée est la météorite de Nōgata, tombée dans un jardin d’un temple shintoïste japonais en 861 ap. J.C.


Les témoignages sur ces pierres, qui font le lien entre le ciel et la Terre, entre l’astronomie et la géologie, se perdent malheureusement au fil des siècles.


Il faudra attendre le 15e siècle pour que l’Europe conserve sa première météorite.

Le 7 novembre 1492 à 11h30 du matin, une météorite tombe à Ensisheim en Alsace.

Elle se fragmenta dans l’atmosphère, puis tomba en une pluie de pierres pesant au total environ 127 kg.

Le plus gros bloc creuse un cratère de 2 mètres de profondeur dans un champ de blé. Aussitôt sur place, la foule s’empresse de prélever des fragments de la « pierre tombée du ciel » transformée en porte-bonheur.

Dix-neuf jours plus tard, le futur empereur d’Autriche, Maximilien, entra dans la ville et vit en la météorite un signe de bon augure pour le prochain combat contre les Français… Qu’il gagna.

La météorite fut conservée dans l’église de la ville.


Les météorites sont alors souvent considérées comme prodiges, messages du divin plutôt que phénomènes naturels.

Aussi, les témoignages des paysans ont longtemps été moquaient par les notables et savants et souvent réfutés avec une espèce d’indignation.

Il était difficile d’y croire tant leur origine paraissait étrange… Relégués « dans la classe de ceux que l’imagination enfante et que la nature désavoue « .


C’est seulement à partir du 18e siècle, qu’il n’a plus été permis de douter de l’existence de ces pierres tombées du ciel.

Ernest CHLADNI (1756-1827) physicien allemand défend en 1794 dans sont ouvrage « De l’origine de la masse de fer trouvée par Pallas et d’autres similaires, et sur quelques phénomènes naturels en relation avec elles » la thèse d’une origine extraterrestre des météorites.

Ce qui été très osé à une époque où la communauté scientifique était réticente à admettre la chute de pierres tombées du ciel.

Certains savants reliaient certaines chutes, comme celle de Sienne en 1798, à des éruptions volcaniques, comme celle du Vésuve qui avait eu lieu quelques jours avant.

CHLADNI est l’un des pères fondateurs de la science des météorites : la Cosmochimie.


Il faudra attendre dix ans après la publication de son ouvrage, le 26 avril 1803 pour que les chutes de météorites soient démontrées de manière irréfutable lors la chute de la météorite de l’ Aigle en Basse-Normandie.


Jean-Baptiste BIOT (1774-1862) physicien, mathématicien et astronome français envoyé sur place par le ministre de l’intérieur, réalisa une une véritable investigation policière d’une grande rigueur scientifique de la chute de la météorite.

Il rapportera à l’Académie des Sciences le premier écrit qui atteste de la réalité extra-terrestre des météorites, comme prédit par CHLADNI.


Pourtant au 19e siècle plusieurs autres hypothèses surgiront, comme par exemple la théorie d’ Eugène PATRIN qui annonce que la formation des météorites serait du à une réaction entre des chocs électriques et les gaz qui constituent l’ atmosphère de la Terre.

Avec l’essor de l’air industrielle, d’autres expliquerons la formation des météorites par la condensation des vapeurs de métaux qui s’élèvent des usines métallurgiques.

Les progrès de l’astronomie conduisent les physiciens à se rallier lentement à l’origine extra-terrestre de ces roches.


Il appartiendra au 20e siècle de répondre à de grandes questions sur les météorites , à savoir si certaines viennent de la Lune, des astéroïdes ou bien des comètes. Les réponses ne feront que renforcer les hypothèses du 18e siècle de CHLADNI et de BIOT.

Depuis près de 50 000 météorites ou fragments de météorites ont été retrouvés.

La majeure partie de ces échantillons sont conservés dans quelques dizaines d’institutions à travers le monde et sont étudiés par des centaines de laboratoires pour connaitre toutes les étapes de la formation du Système Solaire.

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