Une des familles de météorites est à l’origine de l’emploi des termes : « métal du ciel », « feu du ciel », « tonnerre du ciel » en langage hittite, sumérien, assyrien ou égyptien. Composée essentiellement de fer et appelée Sidérite, ces météorites ferreuses mènent plus tard vers les mots tels que « sidérurgie », « sidéral ».

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Il y à environ 3400 ans, ce fer présent dans les météorites est travaillé par les égyptiens pour fabriquer leurs armes et leurs bijoux.
La plus ancienne météorite préservée date de 861 ap. J.-C. Elle est tombée dans le jardin d’un temple Shintoïste à Nōgata, Japon.

Credit : Aerolithica.
Les écrits les plus anciens évoquant les météorites datent de 467 av. J.-C.

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L’origine des météorites est discutée et contestée par les philosophes grecs de plusieurs écoles antiques.

Credit : Université d’Angers.
Les témoignages sur ces pierres, qui font le lien entre le ciel et la Terre, entre l’astronomie et la géologie, se perdent malheureusement au fil des siècles.
Il faudra attendre le 7 novembre 1492 pour que l’Europe conserve sa première météorite. Elle tombe en France, à Ensisheim en Alsace à 11h30 du matin.
Elle se fragmente dans l’atmosphère puis tomba en une pluie de pierre de 127 kg. Sur place les témoins se pressent pour récolter les morceaux de la « pierre tombée du ciel ».

Crédit : Musée d’Ensisheim.

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19 jours plus tard l’empereur d’Autriche Maximilien entra dans la ville et vit en la météorite un signe de bonne augure pour le prochain combat contre les français. Qu’il gagna. Par la suite, la météorite fût conservée dans l’église de la ville.
Les météorites sont alors souvent considérées comme prodiges, messages du divin plutôt que phénomènes naturels. Aussi les témoignages des paysans ont longtemps été moqués par les notables et savants, relégués « dans la classe de ceux que l’imagination enfante et que la nature désavoue ».

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C’est seulement à partir de 1794 qu’il n’est plus permis de douter de l’origine de ces pierres tombées du ciel, grâce à l’un des pères de la science des météorites : la cosmochimie.
Ernest CHLADNI (1756-1827) physicien allemand défend l’origine extraterrestre des météorites dans son ouvrage « De l’origine de la masse de fer trouvée par Pallas et d’autres similaires, et sur quelques phénomènes naturels en relation avec elles ».
Mais la communautés scientifiques retissantes à admettre sa théorie, reliaient les chutes, comme celle de Sienne en 1798, à des éruptions volcaniques, celle du Vésuve ayant eu lieu plus tôt.
Il faudra attendre dix ans après la publication de son ouvrage, le 26 avril 1803 pour que l’origine des météorites soient démontrées de manière irréfutable lors la chute de la météorite de l’ Aigle en Basse-Normandie.
Jean-Baptiste BIOT (1774-1862) physicien, mathématicien et astronome français envoyé sur place par le ministre de l’intérieur, réalisa une véritable investigation d’une grande rigueur scientifique de la chute de la météorite.
Il rapportera à l’Académie des Sciences le premier écrit qui atteste de la réalité extra-terrestre des météorites, comme prédit par CHLADNI.

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Pourtant au 19e siècle plusieurs autres hypothèses surgiront…
Eugène PATRIN annonce que la formation des météorites serait du à une réaction entre des chocs électriques et les gaz qui constituent l’ atmosphère de la Terre.
Avec l’essor de l’air industrielle, d’autres expliquerons la formation des météorites par la condensation des vapeurs de métaux qui s’élèvent des usines métallurgiques.
Il appartiendra au 20e siècle de répondre à de grandes questions sur les météorites, à savoir si certaines viennent de la Lune, des astéroïdes ou bien des comètes.

Crédit : Wikipédia.

Crédit : Wikipédia.
Les réponses ne feront que renforcer et conforter les hypothèses du 18e siècle de CHLADNI et de BIOT.
Depuis près de 50 000 météorites ou fragments de météorites ont été retrouvés.

Crédit : NASA.
